Le voleur

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Le vent faisait bouger l’herbe et jetait des feuilles mortes sur le corps étendu. L’homme qui était couché là n’était pas en état d’y attacher de l’importance. Il n’avait pas la force de se lever. Il sentait un liquide chaud lui ruisseler sur la poitrine. Après un dernier soupir, il sombra dans l’inconscience.

 

          Lorsqu’il se réveilla, il ne reconnut pas l’endroit où il se trouvait. C’était une pièce modeste aux murs en rondins de bois et au mobilier sommaire. Il était couché sur un lit et, en touchant précautionneusement sa poitrine, il sentit que le sang avait cessé de couler et qu’un bandage s’enroulait autour de son torse.

-Ne bougez pas, dit une voix qui venait de côté.

          Le jeune homme tourna la tête dans cette direction et il vit une solide jeune femme, aux cheveux serrés dans un strict chignon, qui était assisse sur une chaise à son côté. Comme pour répondre à son regard interrogateur, elle lui dit :

-Je cueillais des myrtilles quand je vous ai aperçu. Je vous ai chargé sur mon dos et ramené ici. Vous êtes en sécurité. Reposez-vous.

-Que m’est-il arrivé ? gémit-il.

-Si vous ne le savez pas, je ne puis le savoir pour vous. Je m’appelle Laurence.

-Et moi, Jo-Wilfried.

-Je vais à la cuisine faire mes confitures de myrtilles. Si vous avez besoin de quoique ce soit, vous n’avez qu’à m’appeler. Il y a un verre d’eau à côté de vous.

-Merci, murmura le jeune homme avant de fermer les yeux et de se rendormir.

 

          Quand il sortit de nouveau du royaume des songes quelques heures plus tard, un autre visage était penché vers lui.

-Je suis Séverine, la sœur de Laurence, dit la jeune fille comme pour répondre à l’interrogation muette qu’elle lisait dans ses yeux. Te souviens tu de ce qui t’est arrivé à présent ?

          Passant la main sur son front, Jo-Wilfried tenta de rassembler ses souvenirs. Brusquement, dans un flash fulgurant, il revécut avec une précision effrayante le moment où la licorne avait foncé sur lui et l’avait percuté d’un grand coup de corne dans la poitrine.

-Une licorne m’a attaqué, balbutia t’il au moment où Laurence entrait dans la pièce.

          L’aînée des deux sœurs fronça les sourcils, surprise.

-Les licornes n’attaquent jamais les humains à moins qu’ils ne leur aient fait du tort, protesta t’elle.

-Je… Elle a dû me prendre pour mon frère dans sa fureur. Je ne vois pas d’autre explication.

-Que veux-tu dire ?

-Il y a deux mois, mon frère jumeau, Jean-Wallas, a quitté la maison avec des rêves extravagants en tête. Il voulait partir à la conquête de l’immortalité, disait-il dans la lettre qu’il avait laissé à mes parents. Il y a quelques jours, las d’attendre son retour et ayant le pressentiment qu’il avait besoin de mon aide, je suis parti à sa recherche. J’ai suivi sa trace jusque dans cette forêt. J’étais paisiblement en train de déjeuner quand cette licorne m’a attaqué.

-J’imagine que ton frère a tenté de lui voler sa corne, dit Laurence. Selon la légende, la corne de licorne réduite en poudre et bue peut procurer l’immortalité.

 

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          Juste à ce moment, un coup violent ébranla la porte de la maison. Séverine regarda par le carreau.

-C’est la licorne, s’écria t’elle. Elle a dû suivre la trace de Jo-Wilfried à l’odeur de son sang.

-Je vais lui parler, dit Laurence en se penchant par la fenêtre. Licorne, écoute moi. Je sais que tu es très en colère mais tu t’es trompée de personne. C’est le frère jumeau du jeune homme qui se trouve ici qui a tenté de te voler ta corne. Nous avons toujours été en bons termes avec toi et les tiens alors fais grâce à notre maison, je t’en prie.

-Soit, dit la licorne, il ne sera pas dit que je me serai attaquée à des innocents. Mais si vous voyez ce misérable voleur, dîtes lui bien que, s’il s’avise de retraverser cette forêt, je n’aurai pas de pitié pour lui.

-Tu vois, dit Laurence tandis que le fabuleux animal s’éloignait, les licornes sont des êtres bons et justes. Ton frère a commis une grande faute. Il faut que nous le retrouvions et que nous lui fassions prendre conscience de sa folie.

 

          Quelques quinze jours plus tard, Jo-Wilfried était rétabli et il se mit en route avec les deux sœurs toutes excitées à la perspective de cette quête qui les sortait de leur quotidien. Laurence s’était munie d’un petit sac de cuir afin d’y mettre les échantillons de plantes qu’elle récolterait en chemin pour son herbier et Séverine avait pris son carnet de croquis pour immortaliser les plus beaux paysages qu’ils rencontreraient.

          Jean-Wallas était aisé à suivre car, partout où il était passé, les gens avaient des griefs à formuler contre lui. Ici, c’étaient des pommes qu’il avait volé, là des saucisses…Son pauvre frère, rouge de honte, multipliait les excuses et remboursait tous ceux qu’il avait lesé.

-J’espère que nous allons le retrouver sous peu car je n’aurai bientôt plus un seul sou en poche, gémit-il.

          Enfin, à l’orée d’une forêt, un bûcheron leur dit qu’il avait vu passer le jeune homme lequel lui avait demandé le chemin des Cavernes Maudites.

-Je lui ai déconseillé d’y aller, bien sûr, ajouta t’il, mais il n’a pas voulu m’écouter.

-Pourquoi ces cavernes sont-elles maudites ? s’enquit Laurence.

-On dit qu’elles sont le refuge d'une bande de loups-garou. Peut-être n’est ce qu’une légende mais, néanmoins, les gens des environs les évitent et nul ne voudrait pénétrer dans cette forêt une nuit de pleine lune. Soyez prudents car la lune sera justement pleine cette nuit.

-Mon frère sera certainement sur place ce soir, énonca tristement Jo-Wilfried. Il est persuadé que les loups-garou sont immortels. Il va certainement tenter de se faire mordre par l’un d’eux cette nuit s’il n’a pas déjà été contaminé par leur sang maudit une autre nuit.

-Retournons au village acheter un filet et des armes pour pouvoir nous défendre au cas où nous serions attaqués, suggéra Séverine.

          Les autres, peu rassurés également par ce qu’ils venaient d’apprendre, approuvèrent cette idée.

 

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          A la nuit tombée, Jo-Wilfried, Laurence et Séverine se rapprochèrent de la clairière où se trouvaient les Cavernes Maudites.

          Soudain, Jo-Wilfried tressaillit et, désignant une silhouette accroupie sur les rochers surplombant l’une des cavernes, murmura :

-C’est lui ! C’est Jean-Wallas.

-Contournons les rochers pour aller le chercher, proposa Séverine.

-Trop tard, rétorqua Laurence.

          Un homme venait de sortir de la caverne. Quoique très poilu et habillé de vêtements déchirés, il paraissait normal.

-Croyez vous qu’il s’agisse d’un loup-garou ? demanda Séverine.

-Nous n’allons pas tarder à le savoir, chuchota Laurence.

          En effet, la lune était en train de sortir de derrière les nuages. L’homme s’immobilisa puis il parut se replier progressivement sur lui-même. Il gémit doucement. Ses yeux se mirent à luire étrangement puis se colorèrent de rouge. Son torse se gonfla, ses vêtements se déchirèrent et sa mâchoire s’élargit dévoilant des crocs redoutables. Poussant un cri horrible et désespéré, il tituba un instant en s’appuyant au rocher puis, sa transformation totalement achevée, il s’élanca dans les bois à quatre pattes suivi de Jean-Wallas. Les trois jeunes gens se lancèrent à leur poursuite.

          Par chance, le loup-garou courait beaucoup plus vite que l’imprudent jumeau. A bout de souffle, celui-ci dut faire halte pour se reposer au bout de dix minutes.

          Son frère et les deux sœurs lui jetèrent le filet dessus avant qu’il ait eu le temps de réaliser ce qui lui arrivait. Ils le ligotèrent et le baillonèrent rapidement puis tentèrent de sortir de la forêt.

          Mais, durant leur course, ils n’avaient pas eu le temps de prendre des repères et ils réalisèrent assez vite qu’ils étaient perdus. Ils grimpèrent dans un grand chêne pour y passer la nuit. Ils tendirent solidement le filet entre les branches pour s’allonger dessus et montèrent la garde à tour de rôle. De temps à autre, des cris et des gémissements inquiétants leur parvenaient mais nulle autre créature qu’un hibou ne vint troubler leur retraite.

          A l’aube, ils redescendirent :

-Nous sommes en sécurité maintenant, dit Jo-Wilfried. Le ou les loups-garou doivent avoir repris forme humaine. Nous pourrions peut-être libérer mon frère.

-Otons lui son baillon tout d’abord. Nous verrons bien quelle sera sa réaction, décida Laurence.

          Aussitôt libre de parler, Jean-Wallas laissa éclater sa fureur :

-Mais de quoi vous mêlez-vous ? ? ? J’étais à deux doigts d’atteindre mon objectif : conquérir l’immortalité.

-Pauvre naïf ! rétorqua son frère. Tu trouves que c’est une vie d’être un loup-garou ? N’as tu pas vu la douleur de cet homme ? Et j’ai dû subir la fureur de la licorne que tu as tenté de dépouiller de son bien le plus précieux. Papa et maman se désolent de ton absence ; j’ai dû rembourser tous ceux à qui tu as volé de la nourriture et je me suis fait un sang d’encre pour toi. Ne peux tu te contenter d’une vie humaine ? La vivre pleinement et honnêtement ?

-Une telle existence ne saurait me suffire.

-Prends donc la journée pour y réfléchir puisque, de toute manière, tu ne pourras rien tenter d’autre avant la nuit.

-Attention ! s’écria Séverine.

          L’homme qu’ils avaient vu se transformer en loup-garou il y a quelques heures était là, adossé à un tronc d’arbre. Il ouvrit les yeux et, face à la peur qu’il lut dans les prunelles des deux femmes, il laissa retomber sa tête, accablé :

-Vous savez ? ! ! demanda t’il, mais c’était plus une affirmation qu’une question.

          Laurence, touchée, s’agenouilla près de lui :

-Malgré nous, nous savons le malheur qui vous frappe. Ce jeune homme (elle désigna Jean-Wallas) pense que le fait d’être loup-garou lui procurerait l’immortalité et il souhaiterait que vous le mordiez. Qu’en pensez-vous ?

          L’homme eut un rire amer et cynique.

-Non seulement le fait d’être un loup-garou ne fait pas de moi un être immortel mais, en plus, il raccourcit mon espérance de vie. Ces transformations successives diminuent mon nombre de jours à passer sur Terre. Croyez-moi, aucun loup-garou n’a choisi d’être ce qu’il est. L’humanité nous rejete et, nous même, nous ne pouvons nous voir sans horreur. Tous mes compagnons sont morts et je suis seul à présent.

-N’y a t’il rien à faire pour vous permettre de retrouver votre condition d’homme ? demanda Laurence, émue par la souffrance qu’il manifestait.

-Il paraîtrait que boire l’eau du lac de Cristal me permettrait de redevenir un homme comme les autres mais j’ignore où se trouve ce lac.

-Mettons nous à sa recherche, suggéra Laurence. Ce sera là une quête beaucoup plus noble et plus utile que celle de l’immortalité, ajouta t’elle en regardant Jean-Wallas avec sévérité.

          Celui-ci baissa la tête, gêné, et consentit à reconnaître qu’elle avait raison.

          Le loup-garou redressa la tête, réconforté.

-Je m’appelle Angus, dit-il, et je serais heureux de me joindre à vous. Mais tenez vous à distance ou attachez moi à un arbre les soirs de pleine lune.

 

          Ils se mirent en route tous les cinq. Laurence dialoguait avec Angus. Elle était beaucoup plus animée qu’elle ne l’avait été ces dernières années et elle avait renoncé à son chignon sévère, qui lui donnait l’air d’une vieille fille, pour laisser ses cheveux dénoués sur ses épaules. Le loup-garou l’aidait à ramasser des échantillons de plantes pour son herbier. Avec son odorat très développé, il avait tôt fait de repérer les herbes les plus rares et les plus intéressantes. Derrière eux, Séverine les croquait discrètement sur son carnet de dessins sans qu’ils s’en aperçoivent.

 

          Ensemble, ils traversèrent des plaines, des forêts, des montagnes et quelques rivières. Enfin, un jour, après plus d’un mois de marche, ils parvinrent à une montagne si haute qu’elle cachait le soleil.

          Un vieil homme, qui vivait dans une cabane au pied de cette montagne, leur affirma qu’il avait ouï-dire que le lac de Cristal se trouvait juste derrière.

-Mais l’on dit aussi, ajouta t’il, que sur les berges du lac se trouve un imposant château habité par une horde de vampires.

-Des vampires, s’écria Jean-Wallas, enthousiamé, mais ce sont des êtres immortels !

-Ah, non, tu ne vas pas recommencer ! s’exclama son frère, furieux. Boire le sang des humains pour se nourrir, c’est à cela que tu veux en être réduit ?

          Son jumeau baissa la tête et ne répondit pas ; Jo-Wilfried se promit de le surveiller de près.

 

          Ne voulant pas perdre du temps en retournant sur leurs pas jusqu’à la dernière ville qu’ils avaient croisé pour acheter du matériel d’escalade, ils décidèrent de se servir du filet avec lequel ils avaient capturé Jean-Wallas. Ils le divisèrent en une série de solides filins dont ils se servirent pour s’encorder puis l’escalade commença. Angus, qui était le plus solide d’entre eux, se trouvait en tête suivi des deux sœurs tandis que les jumeaux étaient au bout prêts à rattraper l’une des filles si elles tombaient.

          En fin d’après-midi, ils parvinrent épuisés au sommet de la montagne. Ils virent que le vieil homme avait dit vrai : à leurs pieds, s’étendait un immense lac qui scintillait comme du cristal. Sur les berges dudit lac, un grand château sombre et menaçant se dressait, des corbeaux tournoyant au dessus de ses tours.

-Ne vaudrait-il pas mieux attendre demain matin pour descendre au lac ? demanda Laurence au loup-garou.

-Je n’aurai pas la patience d’attendre jusque là, rétorqua Angus. Cette nuit n’est pas une nuit de pleine lune, je ne risque pas de me transformer et les vampires, s’il y en a, ne m’attaqueront pas. Ils mordent les humains, pas les loups-garou.

-Tu veux dire que tu comptes aller seul jusqu’au lac ? s’inquiéta Séverine.

-Il est inutile d’exposer vos vies inutilement. Je vais prendre une gourde ou deux pour les remplir d’eau du lac. Ainsi, vous pourrez y goûter vous aussi si vous le souhaitez.

 

          Après quelques hésitations, tous se rallièrent à son avis. Ils s’étendirent pour prendre quelque repos à l’exception d’Angus et de Laurence qui ne voulait pas s’endormir avant d’avoir la certitude que le loup-garou était revenu sain et sauf de son expédition.

          La nuit n’était pas encore tombée qu’Angus commença à descendre la montagne, ses forces retrouvées. Bien qu’il courut le risque d’être vu du château, il préférait ne pas attendre que la nuit soit complète afin d’éviter les obstacles qui pourraient se trouver sur son chemin.

          Il y avait beaucoup de rochers et il allait de l’un à l’autre, se dissimulant derrière eux dans l’espoir de passer inaperçu. Cela lui prit un certain temps. Il faisait nuit noire lorsqu’il parvint au bord de l’eau.

          Il jeta un regard prudent vers le château. Il lui sembla voir de grandes chauve-souris qui s’échappaient des fenêtres.

 

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Angus se baissa pour remplir les gourdes.

 

          Pendant ce temps, Jean-Wallas avait feint de dormir et, dès qu’il vit Laurence occupée à suivre des yeux Angus commençant sa descente, il se hâta de dévaler lui aussi la montagne mais par un autre chemin. Il parvint en bas avant le loup-garou et se hâta de se diriger vers le château.

          Angus se releva et chargea les gourdes sur son épaule. Il aperçut, sur l’autre bord du lac, les chauve-souris fondant sur quelque proie invisible.

-Un mulot, sans doute, songea t’il.

          Mais, à cet instant, un grand cri déchirant retentit.

          Au sommet de la montagne, les autres se réveillèrent et constatèrent la disparition de Jean-Wallas.

-C’était sa volonté, dit tristement Jo-Wilfried ; il doit être devenu un vampire à l’heure qu’il est.

-Oui, s’il n’est pas mort, soupira Séverine.

-De toute façon, il est trop tard pour faire quoique ce fusse pour lui, conclut Laurence. Cachons nous. Nous prendrons la fuite dès qu’Angus sera là.

          Angus fit le plus vite possible mais il mit une bonne heure à remonter au sommet. Entre-temps, les vampires semblaient en avoir fini avec leur proie et ils se disséminèrent dans les alentours.

          L’un d’eux se dirigea vers la montagne au moment où Angus en atteignait le sommet.

          Laurence s’empara d’une des gourdes afin de soulager le loup-garou essouflé et s’écria :

-Vite, fuyons !

          Tous s’empressèrent de descendre l’autre versant de la montagne le plus rapidement qu’ils le pouvaient. Mais Séverine était gênée par les pans de sa robe longue. Elle était à la traîne du groupe lorsqu’elle se prit les pieds dans une racine. Le vampire fondit sur elle.

          Jo-Wilfried, qui s’était retourné, reconnut aux lambeaux de vêtements que la monstrueuse créature avait sur elle qu’il s’agissait de son frère. Mais, devenu vampire et assoiffé de sang, celui-ci avait perdu toute humanité. Jo-Wilfried n’hésita qu’une seconde. Pour sauver Séverine, il ramassa une pierre et la jeta à la tête de la créature qui poussa un gémissement d’animal blessé puis tomba.

          Du sang coulait de sa tête et les autres vampires, attirés par cet arôme, volèrent dans cette direction. Jo-Wilfried saisit la main de Séverine et se remit à courir avec elle.

          Se retournant, il entraperçut avec horreur les monstrueuses créatures en train de dévorer ce qui avait été son frère.

 

          Le lendemain matin, une fois le soleil levé, tout cela ne leur parut avoir été qu’un mauvais cauchemar.

          Jo-Wilfried se rendit compte que perdre Séverine l’aurait bouleversé davantage que ne l’avait touché la perte de son frère. Il avoua à la jeune fille qu’il l’aimait et lui demanda de devenir sa femme. En rougissant, elle y consentit et ils s’embrassèrent tendrement.

          Angus but l’eau du lac de Cristal et redevint, à sa grande joie, un être humain aussi ordinaire qu’il l’était cinq ans auparavant avant sa transformation.

 

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Il épousa Laurence et tous quatre vécurent très heureux leur vie de mortels dans la maison de la forêt.

 

 

un conte de Sandrine Liochon

 

illustrations de Nisansala Wickramasinghe

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